Breves — 17 March 2009

Un salarié de l’usine continental, ivre et déprimé, avait envoyé, le 25 janvier dernier, un mail a Nicolas sarkozy, le menaçant…de mort.
Frédéric,40 ans, marié et père de 3 enfants, était alors en chômage partiel, la situation de son usine de Clairoix (dans l’Oise), désespérée. Il se persuade que la cause de tous ces soucis est le président, trouve son adresse mail sur le site de l’Élysée et écrit qu’il veut “tuer Nicolas Sarkozy, éliminer Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, et le député Lucien Degauchy, et détruire la maison des Pyrénées-Atlantiques de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie”.
Frédéric avouera avoir “un peu la haine” et surtout avoir “beaucoup bu”.
Son arrestation est rapide, le lundi 26 janvier, les services de l’élysé tombent sur le mail et le lendemain, trois policiers de la brigade anti térroriste de la PJ se rendent à son domicile pour l’embarquer.
Aujourd’hui, Frédéric comparaît en plaider-coupable. « Une alternative aux audiences correctionnelles qui permet de raccourcir les délais de jugement. Sinon, il aurait comparu le 19 juin », explique le procureur de la République de Compiègne. « Je vais requérir trois mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve avec obligation de soins psychologiques au regard de son alcoolisme, ainsi qu’un stage de citoyenneté. Cet homme n’est pas connu des services de police. Il était désespéré. En fait, c’est une victime de la crise à double titre. C’est ce qui l’a fait agir ainsi et maintenant, il va perdre son travail chez Continental.

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