Finances — 23 June 2008

Dans le domaine du rachat de credit, les années 2000 ont été synonymes de développement et d’essor dans un créneau bancaire jusqu’alors insignifiant voire méconnu des grandes finances.

Pour des raisons de gestion du risque, les banques intervenant sur ce marché ont tout d’abord commercialisé des produits assortis d’une prise de garantie hypothécaire. A cette époque, le rachat de crédits s’adressait alors par définition aux seuls propriétaires.

Les deux organismes qui faisaient alors figure de précurseurs en la matière étaient le Crédit Foncier et Communal d’Alsace et de Lorraine ainsi que la Royal Saint George-Banque.

La marché progresse de façon exponentielle et d’autre intervenants bancaires s’impliquent rapidement générant l’apparition du prêt personnel en rachat de crédits. Ce dernier se veut très novateur puisqu’il permet désormais aux locataires d’être également restructurés ou bien aux propriétaires de ne pas réaménager leur prêt immobilier dans l’opération.

Des deux modèles, le prêt hypothécaire reste cependant en position prépondérante et privilégié des foyers en raison de la baisse historique des taux entre 2002 et 2006 et de l’inflation immobilière jamais égalée en France à la même période.

Rachat de credit

Aujourd’hui, la donne semble s’être radicalement modifiée. La crise de l’immobilier aux Etats-Unis dédoublée de celle des désormais célèbres “subprime” touche l’ensemble des économies mondiales. Ce contexte a généré des craintes et les ménages redoutent encore une remontée des taux et un tassement de l’immobilier plus accentué.

Dans le domaine du rachat de credit, la conjugaison de ces divers phénomènes trouve une résonnance immédiate : les Français ne veulent plus réaménager leur prêt immobilier dans le cadre d’une restructuration globale.

Désormais, la préférence est donnée à la reprise des prêts personnels en profitant de l’occasion pour obtenir de la trésorerie complémentaire. Il est à gager que cette tendance est amenée à s’amplifier dans les temps à venir, car les taux directeurs ne sont pas à la baisse alors que la couverture immobilière amorce plutôt une courbe inverse.

Le prêt personnel semble bel et bein avoir de beaux jours devant lui !

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